La Compagnie

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MÉTAMORPHOSEGenevieve

…est le mot qui s’est imposé à moi à l’aube de la 90e saison du Cercle Molière. Tout en sachant qu’une de nos forces est d’être solidement ancrés dans la tradition théâtrale créée ici depuis 1925, une voie émerge et s’impose qui nous guide fermement vers la création.

La création comme une affirmation de qui nous sommes, de qui nous voulons être et devenir.

Métamorphose. C’est la réflexion, le changement, la succession s’adaptant à un nouveau climat. Ce petit mot en dit beaucoup.

Pour moi, c’est le coeur qui bat fort dans la poitrine et la tête qui répète : « N’aie pas peur. N’aie pas peur. Avance. Plonge. Manifeste. »

Mais aussi : « Écoute. Songe. Sonde. »

C’est d’avoir le goût de pleureur, de rire et de crier tout en même temps et de ne pas savoir lequel choisir car tout est possible en cet instant précis.

C’est de grandir, de préciser notre pensée et notre art, de donner place à notre belle langue et surtout de partager le tout. Avec vous.

Je vous souhaite une superbe saison!

Geneviève Pelletier, directrice artistique

L’Équipe du Cercle Molière

Directrice artistique et générale Geneviève Pelletier
Directrice administrative Aline Campagne
Directeur technique et de production Richard Dupas
Finances Ginette Caron
Communications et marketing Lynne Connelly
Ventes et collecte de fonds Adrian Fernandes
Services à la clientèle Janique Lavallée
Projets jeunesse Alain Tshinza

 

Membres du conseil d’administration

  • Michelle Smith, présidente
  • Danielle-Séguin Tétreault, vice-présidente
  • Aurèle Courcelles, trésorier
  • Lorraine Forbes, secrétaire
  • Paul McKenna, président sortant
  • Jean-Michel Beaudry, conseiller
  • Charles Clément, conseiller
  • Denis Champagne, conseiller
  • Francine Deroche, conseillère
  • Diane Robert, conseillère

Mission : promouvoir l’art dramatique d’expression française au Manitoba.

Vision : Le Cercle Molière se voit le lieu de divertissement de choix pour la population francophone et francophile en lui offrant, dans une ambiance agréable de spectacle, une programmation théâtrale qui la porte à réfléchir sur le comportement humain devant diverses situations de la vie quotidienne. Par son travail sérieux et la qualité de son œuvre, le Cercle Molière cherche à asssurer la loyauté de son public et de ses bénévoles, et l’engagement des membres de sa troupe.

Valeurs :

L’épanouissement de l’individu : le CM encourage la curiosité intellectuelle, le sens de la découverte, l’émerveillement, la liberté d’expression, l’expérimentation, la recherche, le dépassement de soi.
Le sens critique : le CM invite les artistes et son public à questionner le statut quo, à réfléchir sur la condition humaine, à approfondir leur compréhension du comportement humain, à se choquer devant certains choix de société et même à les rejeter.
Un sens de communauté : le CM crée les conditions nécessaires à un esprit d’équipe, à la générosité et au partage entre les artisans, à l’échange social entre comédiens et public, à un sens de valorisation, de chaleur et d’engagement envers la langue et la culture françaises.
Un sens de responsabilité : le CM enseigne le respect entre les artisans, reconnaît les valeurs de son public, exige l’équilibre entre sa vision artistique et ses moyens physiques, humains et financiers, et rend compte de ses actions à son public et à ses bailleurs de fonds.

 

Historique du Cercle Molière

La compagnie théâtrale Le Cercle Molière fut fondée en 1925 par trois amis. Raymond Bernier, douanier, en fut le premier directeur. André Castelein de la Lande, enseignant belge, en fut le premier directeur artistique. Et Louis-Philippe Gagnon, un Québécois établi à Saint-Boniface où il tenait une petite librairie, en fut le premier président.
Le Cercle Molière commença par monter une comédie française du XIXe siècle, intitulée Le monde où on s’ennuie.
Arthur Boutal en fut le directeur de 1926 à 1940. Puis, en 1940, sa femme, Pauline, lui succéda. C’est pendant l’ère Boutal que le CM acquit sa brillante renommée.

Avant les années 1950, il n’existait pratiquement pas de troupes de théâtre professionnelles au Canada. Pendant les années 30 et 40, l’événement théâtral le plus couru était le Festival d’art dramatique du Canada.

Les troupes amateurs de tous les coins du pays consacraient l’année à s’y préparer. Habituellement, les juges étaient des Britanniques distingués, vêtus d’un complet de tweed. Et le Cercle Molière se tailla la réputation d’être un éternel gagnant à ce festival. Le Cercle Molière devint rapidement la troupe de théâtre amateur la plus respectée au Canada.

Au milieu des années 1960, le moment était venu de donner un second souffle au Cercle Molière. Et c’est Roland Mahé qui allait s’en charger.  En 1964, il renonça à une carrière de professeur d’art pour travailler aux productions du Cercle en tant que costumier, décorateur et metteur en scène. En 1967, il prit la relève de Pauline Boutal et devint le premier directeur artistique à temps plein du CM.

Le première décennie de l’ère Mahé fut marquée par les transformations et l’expansion. Le CM accéda au rang de troupe professionnelle et cessa d’adopter les normes culturelles françaises.

En 1970, Roland Mahé tenta quelque chose qui paraissait extraordinaire à l’époque : il prit le risque de produire une pièce d’un jeune dramaturge québécois. Il s’agissait de Les Belles Soeurs, de Michel Tremblay. Le jeu en valut la chandelle : la pièce fut bien accueillie et jouée à guichet fermé malgré la controverse.

En 1974, le CM déménagea à la salle Pauline-Boutal (dans le Centre culturel franco-manitobain), qui contenait 300 places.

Les années 70 et 80 furent l’âge d’or, au Canada, des subventions de l’État et des records d’assistance pour le Cercle Molière et pour de nombreux autres organismes culturels. Et le CM fit preuve d’audace : la plupart des pièces qu’il monta étaient l’oeuvre de dramaturges canadiens, dont plusieurs Manitobains. En outre, dans le cadre d’un ambitieux programme de tournées, la troupe joua un peu partout dans l’Ouest canadien, ainsi qu’à Ottawa.

En 1997, Le Cercle Molière prit un autre tournant : il quitte la salle Pauline-Boutal pour s’installer dans le Théâtre de la Chapelle, toujours à Saint-Boniface. Un changement audacieux, car cette petite salle qui accueillait 75 spectateurs, d’une architecture scénique modeste, avait plutôt l’aspect d’un cabaret. Les productions prirent une facture plus intime, compte tenu de la proximité du public. La compagnie est resté à la Chapelle jusqu’à sa saison 2009-2010.

Le 24 juin 2010, après une longue campagne de collecte de fonds, le Cercle a ouvert le tout nouveau, tout beau Théâtre Cercle Molière sur le boulevard Provencher.

Depuis août 2012, le Cercle Molière a une nouvelle directrice artistique et générale, Geneviève Pelletier.