La Compagnie

Rapport annuel 13-14

Rapport annuel 12-13

Équipe du Cercle Molière

Directrice artistique et générale Geneviève Pelletier
Directrice administrative Françoise Therrien Vrignon
Directeur technique et de production Richard Dupas
Finances Ginette Caron
Communications et marketing Lynne Connelly
Développement Jillian Wolfe
Services à la clientèle Janique Lavallée
Projets jeunesse Alain Tshinza

 

Membres du conseil d’administration

  • Michelle Smith, présidente
  • Danielle-Séguin Tétreault, vice-présidente
  • Aurèle Courcelles, trésorier
  • Lorraine Forbes, secrétaire
  • Paul McKenna, président sortant
  • Jean-Michel Beaudry, conseiller
  • Denis Champagne, conseiller
  • André Couture, conseiller
  • Gabor Csepregi, conseiller
  • Francine Deroche, conseillère
  • Louis St-Cyr, conseiller

 

Mission :

Fondé en 1925, Le Cercle Molière crée du théâtre en français pour tous.

 

Vision :

En 2019, le Cercle Molière :

• poursuit sa tradition théâtrale de présenter des spectacles de grande qualité et de chercher continuellement des occasions d’innover dans tous ses projets artistiques et organisationnels.

• a bâti des relations privilégiées avec un auditoire et des donateurs interpelés et fidélisés. Il attire un public varié, en particulier les jeunes et les francophiles, grâce à une stratégie ciblée.

• est reconnu pour ses possibilités de collaboration, de création, de formation et de production. Il assure son rayonnement au Manitoba, ailleurs au Canada et même à l’étranger. L’édifice qui l’abrite est un lieu de rassemblement et de création.

• a un financement stable et une équipe administrative forte et bien outillée. Le plan de marketing est efficace et à la fine pointe de la technologie.

Valeurs :

A. Épanouissement de l’individu

L’art théâtral est un puissant moyen de développement personnel. Par le biais du théâtre, le CM cherche à stimuler la curiosité intellectuelle, à être un lieu de découverte et d’émerveillement, et à permettre et encourager la liberté d’expression, l’expérimentation, la recherche et le dépassement de soi.

B. Le sens critique

Le CM invite les artistes, les artisans et le public à remettre en question le statu quo, à réfléchir sur la condition humaine et à approfondir leur compréhension du comportement humain.

C. Un sens de communauté

Le CM crée les conditions nécessaires à un esprit d’équipe positif, à la générosité et au partage entre artisans, à l’échange social, à un sens de valorisation et d’engagement envers la langue et la culture française.

D. Un sens de responsabilité

Le CM encourage le respect entre les artisans, reconnait les valeurs de son public, exige un équilibre entre sa vision artistique et ses moyens physiques, humains et financiers. Il rend compte de ses actions à son public et ses bailleurs de fonds.

E. Une appréciation de la langue française

Le français est la langue de travail et de communication du Cercle Molière. Le français est aussi un symbole commun d’appartenance à la société francophone canadienne. Les activités du CM contribuent à la vitalité et à l’enrichissement de la culture de langue française.

 

Historique du Cercle Molière

La compagnie théâtrale Le Cercle Molière fut fondée en 1925 par trois amis. Raymond Bernier, douanier, en fut le premier directeur. André Castelein de la Lande, enseignant belge, en fut le premier directeur artistique. Et Louis-Philippe Gagnon, un Québécois établi à Saint-Boniface où il tenait une petite librairie, en fut le premier président.
Le Cercle Molière commença par monter une comédie française du XIXe siècle, intitulée Le monde où on s’ennuie.
Arthur Boutal en fut le directeur de 1926 à 1940. Puis, en 1940, sa femme, Pauline, lui succéda. C’est pendant l’ère Boutal que le CM acquit sa brillante renommée.

Avant les années 1950, il n’existait pratiquement pas de troupes de théâtre professionnelles au Canada. Pendant les années 30 et 40, l’événement théâtral le plus couru était le Festival d’art dramatique du Canada.

Les troupes amateurs de tous les coins du pays consacraient l’année à s’y préparer. Habituellement, les juges étaient des Britanniques distingués, vêtus d’un complet de tweed. Et le Cercle Molière se tailla la réputation d’être un éternel gagnant à ce festival. Le Cercle Molière devint rapidement la troupe de théâtre amateur la plus respectée au Canada.

Au milieu des années 1960, le moment était venu de donner un second souffle au Cercle Molière. Et c’est Roland Mahé qui allait s’en charger.  En 1964, il renonça à une carrière de professeur d’art pour travailler aux productions du Cercle en tant que costumier, décorateur et metteur en scène. En 1967, il prit la relève de Pauline Boutal et devint le premier directeur artistique à temps plein du CM.

Le première décennie de l’ère Mahé fut marquée par les transformations et l’expansion. Le CM accéda au rang de troupe professionnelle et cessa d’adopter les normes culturelles françaises.

En 1970, Roland Mahé tenta quelque chose qui paraissait extraordinaire à l’époque : il prit le risque de produire une pièce d’un jeune dramaturge québécois. Il s’agissait de Les Belles Soeurs, de Michel Tremblay. Le jeu en valut la chandelle : la pièce fut bien accueillie et jouée à guichet fermé malgré la controverse.

En 1974, le CM déménagea à la salle Pauline-Boutal (dans le Centre culturel franco-manitobain), qui contenait 300 places.

Les années 70 et 80 furent l’âge d’or, au Canada, des subventions de l’État et des records d’assistance pour le Cercle Molière et pour de nombreux autres organismes culturels. Et le CM fit preuve d’audace : la plupart des pièces qu’il monta étaient l’oeuvre de dramaturges canadiens, dont plusieurs Manitobains. En outre, dans le cadre d’un ambitieux programme de tournées, la troupe joua un peu partout dans l’Ouest canadien, ainsi qu’à Ottawa.

En 1997, Le Cercle Molière prit un autre tournant : il quitte la salle Pauline-Boutal pour s’installer dans le Théâtre de la Chapelle, toujours à Saint-Boniface. Un changement audacieux, car cette petite salle qui accueillait 75 spectateurs, d’une architecture scénique modeste, avait plutôt l’aspect d’un cabaret. Les productions prirent une facture plus intime, compte tenu de la proximité du public. La compagnie est resté à la Chapelle jusqu’à sa saison 2009-2010.

Le 24 juin 2010, après une longue campagne de collecte de fonds, le Cercle a ouvert le tout nouveau, tout beau Théâtre Cercle Molière sur le boulevard Provencher.

Depuis août 2012, le Cercle Molière a une nouvelle directrice artistique et générale, Geneviève Pelletier.